22 septembre 2011
21 septembre 2011
Les repères : transplantations
À rebours, un tableau des grandes étapes de la transplantation. Cette opération incontournable de l'agriculture se répète des dizaines de fois sur une petite ferme diversifiée comme la nôtre car la production est étalée dans le temps histoire d'avoir des produits de juin à novembre! Un petit calendrier suit sur la page dédiés aux grand repères...
Pour avoir une vue d'ensemble des étapes de travail
voir la page «Les grands Repères»
19 septembre 2011
Quotidien
Journée de récolte sur la ferme. Quatre jours sur sept, nous livrons des paniers aux partenaires, de 80 à 130 familles chaque fois. Voilà pour ce qui est de donner une idée des quantités. Chaque jour est différent, les légumes changent, il y a des inattendus et la météo influence le moment des récoltes, mais pour faire journée type, je typifie!
Matinée. La toujours aussi fabuleuse liste des récoltes de Mélina est encore immaculée. Je dis «fabuleuse» parce qu'une organisation claire de légumes à récolter et de leur quantité est précieuse et pas toujours évidente à faire. Je dis «encore immaculée» parce que les plans peuvent changer, mais surtout que la journée sera terminée quand tout sera enfin barré sur la feuille!
Réunion d'équipe, plan de match et c'est parti. Échalotes et carottes ou betteraves, sont déterrées et mises en bottes dans les champs. Retour au poste de lavage des lourdes caisses, nettoyage au boyau d'arrosage ou dans le bassin et hop au frigo. Concombres, courgettes sont récoltés et comptés. Laitues et brocolis sont coupés, lavés à l'eau très froide et réfrigérés comme il se doit. Les fines herbes suivent le même chemin. Pause repas, ce n'est pas trop tôt.
Après-midi. La cueillette des haricots ou des poivrons peut commencer. Ramenés au frigo, nous les séparons en petites portions dans des sacs alors que les ouvrier repartent cueillir les tomates cerises. À leur retour, nous nous affairons à préparer des jolis casseaux de tomates cerises mélangées alors que les ouvriers retournent récolter les grosses tomates. Le cerises de terre récoltées auparavant et séchées quelque temps dans la serre sont divisées en casseaux aussi. Le frigo s'est rempli. Les légumes sont comptés, divisés, lavés et refroidis. Chaque boîte est clairement identifiée et la liste immaculée de Mélina a été raturée, surlignée et précisée. Ainsi tout est en place pour la livraison. Le camion sera chargé des caisses de légumes, tables et auvents pour la distribution des récoltes en fin d'après-midi. La journée sera terminera après la livraison, retour à la noirceur.
14 septembre 2011
Enjeu : la santé
La
pratique de l'agriculture biologique soulève l'enjeu délicat de la
santé de différentes façons. La transformation radicale de notre
alimentation au cours des cinquante dernières années a des
conséquences évidentes et d'autres moins clairement énoncées. La
question de l'utilisation de produits chimiques et celle de qualité
nutritive des aliments sont au cœur de cet enjeu.
Les
dangers associés à l'usage des insecticides et herbicides de
synthèses sont partiellement connus. Ce sont des produits chimiques
nocifs dont la manipulation requiert des précautions sérieuses de
la part des agriculteurs. De plus, les impacts de leur persistance
dans l'environnement, donc sur nos aliments et dans nos organismes,
soulèvent des inquiétudes bien légitimes chez les consommateurs.
La
contamination élevée de milieux aquatiques entraîne maladies et
malformations chez les animaux et plantes ainsi que la disparition
d'espèces1.
Pour les humains, l'effet de l'accumulation et du mélange de ces
résidus demeurent difficiles à cerner, mais il est reconnu que les
pesticides peuvent être à l'origine de troubles de reproduction et
de déficience du système immunitaire et endocrinien2.
Considérant
ces signes alarmants, choisir l'agriculture biologique correspond à
appliquer le principe de précaution.
Sachant
aussi que la plus grande partie des pesticides appliqués n'atteint
pas sa cible, contaminant directement l'environnement et que les
pertes dûes aux insectes et maladies auraient augmenté au cours des
dernières décennies3,
l'idée de valoriser des pratiques contournant le risque à la santé
que représente l'usage des pesticides chimiques de synthèse prend
tout son sens.
Par
ailleurs, selon plusieurs études, les aliments biologiques auraient
souvent une meilleure valeur nutritive que les aliments dits
conventionnels4.
Leur teneur en minéraux, vitamines et antioxydant aurait tendance à
être plus élevée. Par la fraîcheur des aliments qu'elle propose,
l'agriculture locale offre des produits particulièrement nutritifs
parce que gorgés de vitamines et encore vibrants de vie.
1
Ministère
du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs
(MDDEP). Contribution
des systèmes de production biologique à l’agriculture durable,
rapport d’étude, octobre 2011,
p.21-22
Équiterre.
«Choisir l’avenir : se choisir», Mémoire présenté à la
Commission sur l’avenir de l’agriculture et de l’agroalimentaire
québécois, juin 2007, p.23
2
Rapport
de la Commission sur l’avenir de l’agriculture et de
l’agroalimentaire québécois. Agriculture
et agroalimentaire québécois : assurer et bâtir l’avenir,
janvier 2008, p.187
Site
du Ministère de la santé et des services sociaux (MSSS)
http://www.msss.gouv.qc.ca/sujets/santepub/environnement/index.php?pesticides
Bolis
, Angela. «Le lien entre la maladie de Parkinson et les pesticides
officiellement reconnu», Le
Monde,
9 mai 2012
3
Équiterre.
«Choisir l’avenir : se choisir», Mémoire présenté à la
Commission sur l’avenir de l’agriculture et de l’agroalimentaire
québécois, juin 2007, p.23-24
4
Équiterre. «Choisir l’avenir : se choisir», Mémoire présenté
à la Commission sur l’avenir de l’agriculture et de
l’agroalimentaire québécois, juin 2007, p.57
11 septembre 2011
Les inattendus : cerises de terre
Quel étonnement quand j'ai découvert que les cerises de terre se récoltaient précisément lorsqu'elles sont... par terre! En mûrissant, le fruit vient à tomber au sol, signe qu'il est prêt et c'est là qu'on le ramasse, tout simplement! Petit truc pour éviter qu'elles ne soient mouillées ou salies par la terre humide quand il pleut : placer un filet ou une toile sous les branches de manière à retenir les cerises au-dessus du sol! Un petit fruit à découvrir, définitivement.
08 septembre 2011
06 septembre 2011
Les inattendus : faire la gueule
Étonnamment, quand les oignons font la gueule (le champs à un air de fatigue), c'est bon signe. En fait, la vie d'oignon suit son cours normal lorsque les pointes plient et s'affaissent. La cassure se cicatrisera toute seule lorsque nous ferons sécher les oignons tels quels dans la serre. Ils se conserveront ainsi tout l'hiver.
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